La jolie naïveté d’Amadou et Mariam trouve ici le soutien de l’utopiste global Manu Chao. Ce dernier s’installe parfois sur des titres entiers qu’il transforme en annexe de son répertoire. Mais, la plupart du temps, il apporte aux spécialistes du groove électrique africain un supplément de légèreté qui pourrait ramener le couple malien sur les chemins du succès. Dimanche à Bamako n’est sans doute pas le disque du siècle, mais il ne faudrait pas non plus bouder son bonheur et s’empêcher de fredonner les chansons imparables qui jalonnent ce disque.